Vendredi 19 septembre 2008 :
LE 08 OCTOBRE AU CINEMA…VIVEZ L’EXPERIENCE !

Une nouvelle sortie de genre va faire frissonner nos écrans le 08 octobre prochain. Il s’agit d’EDEN LAKE, thriller puissant réalisé par James Watkins et produit par Christian Colson à qui l’on doit le cultissime The Descent ou  plus récemment Slumdog Millionaire de Danny Boyle.
On retrouve notamment au générique Kelly REILLY (L’Auberge Espagnole, Madame Henderson Présente), Michael FASSBENDER (300) et Thomas TURGOOSE, révélation du film This is England.
Le film ayant fait l’objet d’une interdiction aux moins de 16 ans, il rencontre de grandes difficultés à se faire programmer dans nos salles obscures, ce qui porte sérieusement atteinte à son objectif premier: la possibilité de rencontrer son public. C’est ce qu’a d’ailleurs parfaitement compris le Festival du Film Britannique de Dinard, où James Watkins et les acteurs ont été conviés pour y présenter en avant-première  EDEN LAKE les 03 et 04 octobre prochains.

Toutes les énergies sont donc les bienvenues pour permettre à ce film d’exister. Alors qu’on se le dise, EDEN LAKE sort le 08 octobre, frissons garantis !

www.lafabriquedefilms.fr

Lundi 23 juin 2008 :
Interview de Vérane Frédiani et Franck Ribière, Présidents de La fabrique de films

Doit-on revoir la classification des films en France ?
Oui. Vu ce que les adolescents âgés entre 12 et 16 ans voient comme images violentes et gores gratuitement et librement sur internet ou en DVD ou encore dans leurs jeux vidéo, il est inutile d'avoir encore de nos jours une interdiction aussi stricte en salle pour les films d'horreur.
L'interdiction aux moins de 16 ans devrait être ramenée à 14 ans pour permettre ainsi à ces films d'être vus par leur public cible, le public pour lequel ces films sont faits et leur permettre de les voir sur grand écran et dans de bonnes conditions d'image et de son. Rappelons que beaucoup de ces films sont vus par les ados en version piratées sur leurs ordinateurs ce qui en plus d'offrir un rendu très moche rend le financement de ces films de plus en plus dur.
Pour résumer, les ados âgés entre 14 et 16 ans sont des gros consommateurs de films d'horreur et d'images violentes. Interdire ces films en salles au moins de 16 ans ne les empêche pas de les voir. Par contre, cela met les producteurs et les distributeurs de ces films dans une impasse financière.

L'autre souci est que les films violents américains ne sont pas censurés aussi strictement que les français. Par exemple, le film 300 n'a pas été interdit aux moins de 16 ans.

Pensez-vous que ce puisse être la fin du cinéma d'horreur en France si la sortie de Martyrs était effectivement annulée ?
Non mais ce sera le début du cinéma d'horreur politiquement correct comme le font si bien les studios américains. Notre cinéma d'horreur sera toujours aussi violent, mais il n'y aura plus une goutte de sang et l'héroïne ne mourra pas à la fin. Encore une fois, la France adoptera la méthode américaine et la spécificité bien française du film de genre (le réalisme) disparaîtra. Exemple : Transformers. Ils détruisent tout sur leur passage, c'est violent, mais il n'y a pas une goutte de sang. Idem pour Die hard 4, I am a legend ... les héros tirent sur tout ce qui bouge, c'est brutal mais il n'y a pas une goutte de sang.

À qui profite, selon vous, cette censure ?
Aux sites de piraterie.
Aux vendeurs de jeux vidéo (qui fabriquent des jeux de plus en plus violents et qui profitent du gouffre laissé par le cinéma).
Aux films américains de studio que la censure ne censure que très peu.
Cela fait également plaisir à une certaine France bien pensante, traditionnelle...qui pense que les jeunes ne sont que de la racaille !

Quelles sont les solutions que doit proposer concrètement le Club du Vendredi 13 pour tenter de faire face à cette censure préjudiciable pour le cinéma de genre ?
Nous sommes en train de les élaborer. Elles seront mises en ligne dans les prochaines semaines sur le site du club, mais cela concerne avant tout les préachats des chaînes en clair et les aides d'état qui ne sont données aujourd'hui qu'aux films d'auteur.
Nous voulons également que soit créé le César des meilleurs effets spéciaux pour que ces films acquièrent une reconnaissance artistique comme dans les autres pays (USA mais aussi Espagne, Angleterre...)

Ne devait-on pas rouvrir des petites salles de cinéma spécialisées dans le cinéma de genre?
C'est exactement ce que La Fabrique de Films va faire.

Autre chose : le cinéma de genre français a une véritable existence à l'étranger. Il s'exporte très bien et les réalisateurs français de films de genre sont tous courtisés par Hollywood. Les Américains confient de gros budgets à ces jeunes réalisateurs alors qu'en France, 100 000 euros d'avance sur recettes ne leur seront jamais accordés !!! Le cinéma de genre fait vivre le cinéma français à l'étranger. Ce sont ces films qui modernisent et dynamisent l'image du cinéma français à l'étranger et qui renouvellent les fans de films français.

Interview réalisée par Régis Collez pour http://www.cinemafantastique.be/


Vendredi 13 juin 2008 :
 

Le 30 mai dernier, la commission de classification a décidé d'interdire aux moins de 18 ans le film MARTYRS de Pascal Laugier, mettant ainsi en péril sa sortie en salles initialement prévue le 18 juin 2008. Une manifestation se tiendra à 14h30 le vendredi 13 juin 2008 Place du Palais Royal à Paris, face au Ministère de la Culture. Cette mobilisation a pour objet d'envoyer un message fort à Christine Albanel afin qu'elle reconsidère la position adoptée par la commission de classification, afin que ce film existe tout simplement. Parce que le cinéma français doit être représenté dans toute sa diversité, au travers de tous ses talents et pour que notre 7ème art reste une terre de liberté.

Quand la censure martyrise
Horreur. Si la ministre de la Culture confirme l'interdiction aux mineurs, le film "Martyrs" de Pascal Laugier, vendu dans 35 pays, pourrait ne pas sortir en France. Il n'est pas impossible que, pour la toute première fois, une décision de la Commission de classification des films aboutisse à une annulation de la sortie en salles d'un long-métrage. La semaine dernière, la Commission, par treize voix contre douze, a assorti la sortie de Martyrs, de Pascal Laugier, d'une interdiction aux moins de 18 ans. La décision est, pour l'instant, soumise à l'approbation de Christine Albanel, ministre de la Culture. En attendant, le distributeur Wild Bunch a annoncé la suspension de la sortie du film, prévue le 18 juin.

'est un coup d'arrêt à la carrière de Martyrs, qui avait commencé sous les meilleurs auspices à Cannes. Des habitués du Marché du film le consacraient déjà comme "le meilleur film d'horreur français de tous les temps"; il a été acheté par 35 pays et plusieurs festivals (Toronto, Sitges, Locarno) ont commencé les travaux d'approche pour le compter dans leur sélection. Pendant ce temps-là, nul ne sait quand Martyrs sera visible en France. Zombies. "Avec Pascal Laugier, le réalisateur, et Wild Bunch, le distributeur, nous assumons totalement le parti pris du film, plus proche de l'univers de Haneke que d'un slasher américain, où des zombies se bouffent le bide, s'agace Richard Grandpierre, producteur et patron de Eskwad. Nous nous attendions à ce qu'il fasse l'objet d'une interdiction aux mois de 16 ans, mais pas ça.Concrètement, cela signifie que le film, s'il sort, ne sera pas distribué dans une centaine de salles, mais dans cinq au maximum, et que Canal + devra déprogrammer un porno du samedi soir et renoncer à le diffuser une petite dizaine de fois parce qu'il ne pourra passer qu'entre minuit et 5 heures du matin."

Autrement dit, un enterrement de troisième zone, tandis que l'affaire décuplera sans aucun doute la curiosité des amateurs du genre qui se feront un devoir de le télécharger sur le Net.C'est que, depuis l'affaire Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi, aboutissant à une nouvelle classification interdite aux mineurs, hors X, d'autres cas ont méchamment refroidi les ardeurs des producteurs et distributeurs à se lancer dans ce genre d'aventure. Entre autres, Saw 3 de Darren Bousman, dont la sortie émaillée de divers incidents (caisses débordées, vigiles devant chaque salle dans les multiplexes…) a conduit UGC à renoncer à exploiter dans leur réseau des films dans cette situation. Ou encore de la ridicule affaire de Quand l'embryon part braconner de Koji Wakamatsu, film en noir et blanc de 1966, dont l'interdiction aux mineurs a valu au ministère de la Culture une lettre de protestation de l'association des réalisateurs japonais. Risques. Si elle se confirme, l'interdiction de Martyrs, le bien nommé, aura probablement des conséquences à long terme. Quel producteur désormais mettra un euro dans un film qui court ce genre de risque ? "Pas moi en tout cas", répond Richard Grandpierre. Pour autant, la mort programmée du cinéma d'horreur made in France correspond exactement au souhait de ceux qui viennent de voter cette interdiction.

Article de Bruno Icher paru dans Libération, en date du 04 juin 2008

VENDREDI 13 JUIN 2008 : NAISSANCE DU CLUB DU VENDREDI 13

 

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